ARMAGEDDON (Français)
Et si l'histoire biblique des Israélites n’avait jamais été confirmé par l’archéologie ?
Afin de bien saisir les subtilités de cet article, il est primordial de considérer que :
Les livres de Josué, des Juges, de Samuel, des Rois, des Chroniques, de Jérémie, la Genèse (Torah), l’Exode (Torah) et le Deutéronome (Torah) proviennent de l’Ancien Testament.
Le livre de l’Apocalypse et l’Évangile selon Matthieu sont issus du Nouveau Testament.
La Bible hébraïque (également appelée Tanakh) se compose de l’Ancien Testament et de quelques textes annexes.
La Bible chrétienne se compose de l’Ancien Testament et du Nouveau Testament.
Dans tous les textes sacrés répertoriés à ce jour, le terme « Armageddon » n’apparaît qu’une seule fois. Il figure dans le livre de l’Apocalypse, écrit par Jean de Patmos vers la fin du Ier siècle de l’ère chrétienne. « Armageddon » se traduit du grec par « montagne de Megiddo » ou « Tel Megiddo » en hébreu, et désigne le lieu où, selon la vision du prophète, une bataille décisive doit opposer le royaume de Dieu aux esprits maléfiques des rois de la terre. À la suite d’un tourbillon de fléaux rappelant étrangement les plaies de l’Exode, Dieu triomphe finalement et libère l’humanité de l’emprise de la Bête.
« Car ce sont des esprits de démons, qui font des prodiges, et qui vont vers les Rois de toute la terre, afin de les rassembler pour le combat du grand jour du Dieu tout puissant. (…) Ils les rassemblèrent dans le lieu appelé en hébreu Harmaguédon. » – Apocalypse 16:14-16
À ma grande surprise, Tel Megiddo est un lieu géographique bien réel situé dans la vallée de Jezréel – un territoire actuellement occupé par Israël. Bien que les fouilles archéologiques menées sur ce champ de ruines aient démontré qu’une cité-État prospère et influente s’y dressait autrefois, à la croisée des routes marchandes reliant l’Égypte, la Mésopotamie et les villes portuaires de la côte cananéenne (le Liban d’aujourd’hui), nous savons peu de choses de son histoire en dehors des textes de la Bible hébraïque, d’un récit gravé sur les murs d’un temple égyptien et de quelques lettres diplomatiques.
J’ai confondu ces sources dans l’espoir de comprendre la raison qui a poussé l’auteur de l’Apocalypse à nommer cette cité dans un contexte si particulier. Mes attentes d’y trouver une explication sémantique, théologique, symbolique ou métaphysique sont très vite tombées en désuétude en raison de la pauvreté de leur contenu. Je découvris malgré tout une information qui allait remettre en cause la validité du récit historique du peuple d’Israël, tel qu’il est présenté dans la Bible.
D’après les hiéroglyphes du temple d’Amon à Karnak, en Égypte, le roi Thoutmôsis III (« pharaon » étant un terme grec du IVe siècle av. J.-C. l’utiliser dans le cas présent constituerait un anachronisme ; le terme approprié est bien « roi ») a conquis la cité de Megiddo à la suite d’une grande campagne militaire contre une coalition de forces cananéennes vers le XVe siècle av. J.-C. Cet hommage serait passé inaperçu si le livre de Josué et le livre des Juges, dans lesquels il est écrit que les Israélites ont occupé Megiddo après l’Exode, ne corroboraient pas la chronologie avancée au verset 6:1 du premier livre des Rois :« Ce fut la quatre cent quatre vingtième année après la sortie des enfants d’Israël du pays d’Égypte que Salomon bâtit la maison à l’Éternel, la quatrième année de son règne sur Israël, au mois de Ziv, qui est le second mois ».
En effet, les travaux de l’éminent professeur Edwin R. Thiele sur la Bible hébraïque ont démontré que le règne du roi Salomon aurait débuté aux alentours de 970 av. J.-C. Or, en ajoutant cette durée aux 480 ans cités dans le verset ci-dessus, on obtient une datation de 1450 av. J.-C. pour l’Exode. Et comme la région est restée sous la domination de l’Empire égyptien (Nouvel Empire) entre le XVe et le Xe siècle av. J.-C., il est difficile de croire qu’un peuple ait pu se réfugier sur un territoire dominé par le pouvoir dont il cherchait à s’émanciper.
Plus troublant encore, malgré les nombreuses sources accessibles, nous ne trouvons aucune référence explicite à l’importance qu’aurait occupée un peuple élu de Dieu dans l’histoire de l’Empire égyptien, ni même aux rois David et Salomon, pourtant réputés très célèbres…
Par exemple, les lettres diplomatiques d’Amarna, écrites à la fin du XIVe siècle av. J.-C entre les rois égyptiens Amenhotep III, puis Amenhotep IV, et leurs vassaux résidant dans les cités cananéennes d’Hazor, de Megiddo, de Gezer, d’Ashkelon et de Jérusalem, ne font aucune mention des Hébreux ou des Israélites. Ce qui contredit allègrement la version de l’Exode et du Deutéronome, des textes qui ne cessent de faire l’apologie de la domination du royaume d’Israël sur la région durant cette période.
La seule trace archéologique que l’on ait d’Israël se trouve sur la stèle de Mérenptah, rédigée en hiéroglyphes et datant de l’an 1208 avant l’ère chrétienne, sur laquelle est transmis à la postérité le récit des campagnes militaires du roi Mérenptah (successeur de Ramsès II) au pays de Canaan. Sur cette pierre de granit, « Israël » est employé de manière anecdotique pour décrire un groupe de personnes dont la révolte fut aisément contenue.
Ceci vient confirmer l’absence abyssale de découvertes archéologiques tendant à corroborer le récit biblique. Comment expliquer que la présence des Égyptiens soit attestée dans la région par l’exhumation d’une statue de Ramsès VI sur le site de Megiddo, alors que personne n’a encore trouvé de preuves concrètes de l’existence d’un temple de Salomon ? Si le royaume d’Israël, et plus tard celui de Juda, avaient été exceptionnellement riches et animés par une culture si originale, pourquoi n’en trouve-t-on aucune trace, aucun artefact ? Par comparaison avec les cathédrales qui ont fleuri dans toute l’Europe sur une période d’environ deux siècles, n’est-il pas révélateur qu’un prétendu « peuple élu de Dieu » n’ait pas construit plus d’un temple pour rendre hommage à cette incroyable bénédiction sur plus de deux millénaires ?
Répondre à ces questions est simple : toute la mythologie des Israélites repose exclusivement sur des écrits. Et comme ces derniers étaient facilement manipulables, en amont et lors des premières impressions vénitiennes, il ne fait aucun doute que les nombreuses incohérences chronologiques, géographiques, ethnologiques et théologiques reflètent les falsifications qui se sont accumulées au fil des opérations psychologiques, politiques ou religieuses de l’histoire. Conclusions que confirment les versets 8:8-9 du livre de Jérémie (un prophète majeur de la Bible hébraïque) : « Comment pouvez-vous dire : Nous sommes sages, la loi de l’Eternel est avec nous ? C’est bien en vain que s’est mise à l’œuvre la plume mensongère des scribes. Les sages sont confondus, ils sont consternés, ils sont pris ; Voici, ils ont méprisé la parole de l’Eternel, Et quelle sagesse ont-ils ? »
En connaissance de cause, l’existence du peuple d’Israël durant l’Antiquité ressemble davantage à une savante fiction qu’à un témoignage historique authentique.
Il est essentiel d’ajouter qu’« Israël » n’a jamais été le nom d’une terre en particulier, et encore moins un territoire promis par qui que ce soit. « Israël » est le nom donné à Jacob lorsqu’il reçut l’initiation divine, comme le rapporte le verset 32:28 de la Genèse : « Il dit encore : ton nom ne sera plus Jacob, mais tu seras appelé Israël ; car tu as lutté avec Dieu et avec des hommes, et tu as été vainqueur. »D’après les linguistes, « Israël » signifie « que El règne » ou « que El soit maître ». Comme El était le Dieu universel d’Abraham et des patriarches bibliques (« Helios », le Dieu solaire des Grecs de l’Antiquité a pour racine étymologique El ), ces traductions confirment les révélations du paragraphe précédent. Du point de vue théologique, précisons que El était avant tout le maître du temps dans le panthéon phénicien, en raison de son rapport privilégié aux cieux, à la voûte céleste. Un esprit saint et inspiré saisira les liens qui s’imposent avec le Dieu du Nouveau Testament, dont l’Évangile de Matthieu se revendique dans le verset 6:9-10 : « Voici donc comment vous devez prier : Notre Père qui est aux cieux ! Que ton nom soit sanctifié ; que ton règne vienne ; que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel » ?
Même si un royaume d’Israël ou de Juda a existé, ses territoires et l’influence de Yahvé n’ont jamais dépassé la périphérie des cités de Samarie, Sichem, Jérusalem, Megiddo ou Hébron. Ces « royaumes » n’ont jamais atteint la côte cananéenne au prétendu temps de leur apogée, comme on voudrait nous le faire croire. Tout simplement parce que, depuis la chute de l’Empire égyptien, les Philistins, les Phéniciens, les Babyloniens et les Achéménides en gardèrent le contrôle jusqu’aux conquêtes d’Alexandre le Grand au IVe siècle av. J.-C. C’est pourquoi la monarchie unifiée d’un peuple israélite n’a jamais existé en dehors des récits du livre de Samuel et du premier livre des Rois.
Cela dit, mon intention n’est pas de dénigrer les croyances de mon prochain. Je ne suis qu’un simple chercheur en quête de vérité, aussi radicale soit-elle. Malheureusement pour le salut de l’humanité, tout le monde n’est pas animé par la même honnêteté intellectuelle ; il existe des âmes perdues qui n’hésitent jamais à mentir afin d’imposer leur domination sur les autres. Et comme la religion a peu d’égales en puissance d’asservissement, un texte fondateur constitue un formidable catalyseur : plus son ancienneté est établie, plus il acquiert de légitimité.
Pour bien comprendre la situation, il est donc important de réaliser qu’il n’existe aucune version de la Bible hébraïque écrite de la main de Moïse. Le Tanakh – dans sa forme la plus aboutie – a été fixé par les Massorètes plus de deux millénaires après l’Exode, entre le IXe et le Xe siècle de notre ère, pour être précis. Même en reconnaissant le bien-fondé de la tradition orale, j’ai un mal fou à consentir à l’authenticité de ces textes : se souvenir d’autant de détails requerrait une transmission à travers l’espace et le temps qui me paraît bien prétentieuse.
Cette opinion résiste même aux fragments de manuscrits rédigés en hébreu, en araméen et en grec (dans une moindre mesure), découverts en 1947 dans une grotte de Cisjordanie, à Qumrân, car la synchronicité de ce « miracle archéologique » avec la création de l’État d’Israël dans la région est, selon moi, d’un très mauvais augure.
Jusqu’à preuve du contraire, le Codex Sinaiticuset le Codex Vaticanussont les plus anciennes versions complètes de la Bible répertoriées à ce jour. Ils sont écrits en grec et dateraient du IVème siècle de l’ère chrétienne. C’est en partie sur ces manuscrits que la Septante moderne s’est constituée. Nous parlons bien de la version moderne, car il aurait existé, à l’époque de l’Égypte hellénistique, une traduction en grec réalisée à partir de textes en hébreu. Encore une fois, bien que les preuves matérielles fassent défaut pour attester l’existence archéologique de ces manuscrits intermédiaires, nous n’avons pas d’autre choix que de nous en remettre aux autorités en la matière.
Comme il existe à l’heure actuelle autant de versions de la Bible qu’il y a de chapelles culturelles ou religieuses, tenter de résoudre l’énigme historique de la véritable genèse des textes bibliques n’est pas une mince affaire.
Les récentes découvertes suggèrent que l’Ancien Testament résulterait de l’adaptation de récits historiques bien réels, où certains mots, noms, lieux, événements et patronymes royaux auraient été simplement substitués à d’autres. Voici quelques exemples :
Les traductions de tablettes d’argile datant principalement de l’âge du bronze prouvent que certains passages de la Genèse sont une version mal traduite du mythe de la création sumérien « Enki et Ninhursag ».
L’étymologie souligne un rapport temporel et circonstanciel entre « Moïse » et le radical « môsis »présent dans « Thoutmôsis », sachant que la lignée de ces rois a régné sur le Nouvel Empire à l’époque supposée de l’Exode.
Les Dix Commandements, supposément délivrés Dieu à Moïse sur le mont Sinaï, ne sont qu’un vulgaire plagiat du chapitre 125 du Livre des Morts égyptiens.
La jeunesse de Moïse est empruntée à celle du roi Sargon, fondateur de l’Empire akkadien. D’ailleurs, le motif de l’enfant exposé, sauvé et recueilli dans un berceau sur l’eau, est un thème récurrent dans l’Antiquité, partagé par de nombreux personnages mythiques : le fils de Nephtys, Gilgamesh, Bacchus, Persée, Sémiramis, Cyrus, Rémus et Romulus, Ptolémée Ier et Sigurd.
La paléographie et l’étymologie apportent également de l’eau à notre moulin :
« La science qui traite des écritures anciennes, de leurs origines, de leurs évolutions et de leur déchiffrement »prouve que les principaux alphabets du bassin méditerranéen proviennent d’une simplification des hiéroglyphes égyptiens : le protosinaïtique. L’évolution chronologique de ces systèmes s’établit comme suit : hiéroglyphes, protosinaïtique, phénicien, grec, puis latin. À partir du phénicien, apparu à Byblos au XIIe siècle av. J.-C., se sont formés l’araméen, puis l’hébreu. Aucune correspondance sémantique n’ayant été établie entre ces alphabets et l’écriture cunéiforme mésopotamienne (sumérienne, akkadienne, assyrienne ou babylonienne), cette dernière n’a pu exercer une influence directe sur le monde méditerranéen. Sans la pérennité de son écriture, une civilisation franchit difficilement les âges et les frontières géographiques. Lors du Nouvel Empire, l’administration égyptienne sur le pays de Canaan et ses ports commerciaux a certainement contribué à limiter le rayonnement de la culture mésopotamienne. La conquête de Megiddo par Thoutmôsis III fut, à cet égard, un événement décisif pour transformer le paradigme régional. En administrant ce point stratégique et les cités-États avoisinantes, les Égyptiens ont pu imposer leur influence culturelle face à celle des Mésopotamiens. Cette transition fut toutefois progressive : au XIVe siècle av. J.-C., comme le prouvent les lettres d’Amarna, la correspondance diplomatique entre les pharaons et leurs vassaux cananéens se faisait encore en cunéiforme, sur des tablettes d’argile. Il est d’ailleurs notable que les scribes égyptiens maîtrisaient parfaitement cette langue et ce système d’écriture.
« La science qui a pour objet la recherche de l’origine des mots et de leur évolution » révèle que le mot « Bible » tire son origine de « Byblos », terme grec désignant le papyrus (le singulier de biblia, qui signifie « une collection de texte », étant biblion.Nous devons « bibliothèque » à cette racine). Curieusement, les Grecs donnèrent le nom de Byblos à l’une des thalassocraties phéniciennes, sans doute parce que les marchands de cette cité-État avaient le monopole commercial du papyrus, un savoir-faire dont les Égyptiens gardaient le secret, sur tout le bassin méditerranéen. Sans grande surprise, les archéologues n’ont jamais mis au jour de papyri portant des caractères cunéiformes. Cela laisse penser que les Mésopotamiens privilégiaient les tablettes d’argile comme support pour leurs chroniques et leurs correspondances, un choix qui n’a certainement pas aidé leur histoire à franchir leurs frontières. En effet, les marchands étant les principaux vecteurs des échanges civilisationnels, il est difficile d’imaginer qu’ils aient été enclins à transporter une denrée aussi volumineuse, lourde et dépourvue de valeur intrinsèque que l’argile. En revanche, les papyrus égyptiens devaient représenter une manne financière des plus lucratives.
Par conséquent, et selon toute vraisemblance, les textes originaux à partir desquels la Bible s’est constituée sont une compilation de chroniques mésopotamiennes et égyptiennes, rédigées par des scribes de la vallée du Nil. Ces textes auraient ensuite fait la fortune des marchands phéniciens et nourri l’érudition grecque. Cette thèse est séduisante, car tous les grands maîtres de la philosophie grecque, tels que Thalès de Milet (d’origine phénicienne), Pythagore ou Platon, sont allés parfaire leurs connaissances et leur science dans les écoles de mystère égyptiennes.
Afin de comprendre à quel moment les élites juives ont remanié le corpus biblique pour forger leur roman national, j’ai cherché des traces artistiques, architecturales, philosophiques, sociologiques et éthologiques que la culture des Israélites ou des Hébreux aurait dû laisser depuis l’Antiquité ; or, je n’ai rien trouvé de concret avant l’apparition de la Kabbale en Espagne et dans le sud-ouest de la France, au XIIe siècle.
Ce constat amenait Oscar Vladislas de Lubicz-Milosz, poète et diplomate lituanien, après des années de recherches menées au sein de l’École du Louvre, à avancer que les Hébreux devaient leur origine géographique à la péninsule Ibérique. Une conclusion loin d’être absurde au regard de certaines études ethnographiques et de la proximité phonétique entre « hébreu », « ivri », « ibri » et « Ibère » – les Ibères étant le nom donné aux populations pré-celtiques et celtiques d’Espagne (cette analogie phonétique ne manquera pas d’intéresser les disciples d’Hermès). Pour Milosz, le nom de « Sépharades » donné aux juifs d’Espagne tire son origine de la traduction du mot « Espagne » en hébreu, soit Sfarad, en tenant compte de la réciprocité phonétique entre le [f] et le [ph].
En complément, il est nécessaire de rappeler que les populations arabes et berbères (sémantiquement proches d’« Ibères ») étaient présentes sur le territoire espagnol avant d’être refoulées par les royaumes de Castille et d’Aragon durant la Reconquista, processus qui s’étend du VIIIe siècle jusqu’à l’expulsion définitive des juifs en 1492.
À mon avis, comme les éléments précédents le suggèrent, les racines de la culture occidentale se sont ancrées tout autour du bassin méditerranéen et non sur les terres du pays de Canaan. Bien avant que les britanniques ne propagent le protestantisme et sa version de la Bible – la King James Version, une traduction du Tanakh datant du XVIIe siècle – souvent de manière coercitive à travers le monde, la culture de nos aïeux a toujours été, quoi qu’on en dise, helléno-chrétienne. Notre héritage spirituel doit sans doute davantage à la sérénité et à la sagesse d’Amon-Râ qu’au tempérament jaloux et vengeur d’une divinité tribale nommée Yahvé.
Le mythe d’Esdras, la traduction de l’hébreu en grec de la Septante et la rédaction du Tanakh à partir des traditions orales sont les mensonges qui ont été propagés lors de la Réforme afin d’asseoir la primauté et l’antériorité des Écritures hébraïques sur celles des Grecs. C’est pourquoi la Bible hébraïque ne peut être considérée comme le vecteur de vérités historiques et d’une théologie indiscutable. Rien de nouveau sous le Soleil, les Juifs, comme tant d’autres, ont simplement recyclé ce qui existait avant eux.
En conséquence, chaque fois que je lis la formule « ce sera biblique », dont Q s’est fait l’apôtre, mon imagination se promène immanquablement dans la bibliothèque du Vatican, enfin ouverte à l’exégèse publique de tous les textes originaux du corpus biblique. Dévoiler le pot-aux-roses de la plus grande escroquerie religieuse de ces derniers siècles est un rêve orgasmique que beaucoup de chercheurs de vérité doivent, à mon avis, partager en secret. J’en arrive même à me demander si les copistes n’aient pas délibérément placé le terme « Armageddon » dans le Livre de l’Apocalypse dans le but d’orienter les recherches des plus avisés.
En attendant que nos fantasmes deviennent réalités, voyons comment analyser les publications de Q sous le prisme de l’Armageddon.
La publication #4884, dans laquelle Q partage un extrait du film Law Abiding Citizen, constitue sans doute la référence biblique la plus célèbre de son corpus. Cette séquence s’est imposée dans la communauté comme un mantra, la réplique « It’s gonna be biblical » (Ce sera biblique) servant à caractériser la nature et les conséquences de la lutte contre le mondialisme, le Nouvel Ordre Mondial (NWO, son acronyme en anglais) ou l’État profond transnational, selon le vocabulaire employé par chacun.
En raison de la trame biblique sur laquelle le cœur du mondialisme a bâti sa légende, il est manifeste que la bataille eschatologique entre les forces du bien et celles du mal – entre la lumière et les ténèbres – dépeinte dans l’Apocalypse de saint Jean, constitue une métaphore puissante pour qualifier notre combat. En se plaçant sur un plan spirituel et moral, cette lutte transcende les antagonismes classiques entre idéologies politiques. Si vous n’avez pas encore saisi que nous sommes confrontés à l’incarnation de puissances sombres et destructrices, je vous invite à considérer, en toute objectivité, le conflit que subissent les Palestiniens. Une personne saine, équilibrée et habitée par la bonté ne peut rester insensible face à une telle déferlante de violence et de souffrance.
Du point de vue de la culture de masse, le cinéma s’est substitué à la littérature comme principal vecteur de divertissement ; le vocabulaire s’appauvrit et les mots tendent à se détacher de leur sens originel. C’est pourquoi les termes « Armageddon » et « Apocalypse » sont de plus en plus utilisés hors de tout contexte biblique pour désigner, par méconnaissance, l’extinction de notre civilisation, le plus souvent associée à une catastrophe nucléaire. Logiquement, notre époque n’a d’autre choix que de composer avec ses peurs fondatrices
Q, conscient de l’impact considérable des images sur notre perception, a su exploiter la culture de notre époque pour optimiser sa communication avec la sophistication hermétique qu’on lui connaît : parmi les références cinématographiques présentes dans ses publications, le fim intitulé The Sum of All Fears tire son épingle du jeu et s’avère particulièrement pertinente pour saisir la nature du danger qui se profile à l’horizon.
Afin de respecter la méthode de Q, selon laquelle une information trouve une validation optimale lorsqu’elle est découverte par soi-même, je vous recommande vivement de visionner ce film (https://odysee.com/@mygreatawakening:0/2002---The-Sum-of-All-fears-(2002):9). Découvrir son histoire, sa symbolique et ses implications constitue une excellente entrée en matière pour la suite de cet article.
En attentant, sachez que Donald J. Trump donne une énième résonance aux publications de Q – les validant du même coup – lorsqu’il met un point d’honneur à faire jouer la musique de la scène finale de The Sum of All Fears (« Nessum Dorma » de l’opéra Turandotde Giacomo Puccini) à la clôture de ses rassemblements politiques.
Comme rien n’est jamais laissé au hasard dans la communication du président des États-Unis, l’analogie avec ce film ouvre des perspectives de réflexion intéressantes sur le message qu’il cherche à transmettre. Verrons-nous, comme le suggère l’extrait, la signature d’un accord entre la Russie et les États-Unis pour le démantèlement de leurs arsenaux nucléaires respectifs ? Personne ne peut lire dans une boule de cristal, mais cette éventualité mérite d’être considérée avec le plus grand sérieux.
Avant d’en arriver là, je crains qu’un événement catalyseur, suivant la dialectique hégélienne « thèse, antithèse, synthèse » (souvent résumée par le triptyque « problème, réaction, solution »), ne soit malheureusement nécessaire, en dernier recours, pour que l’oligarchie transnationale tente de se maintenir au pouvoir. Une attaque sous faux drapeau, imputée à la Russie, pourrait servir de prétexte pour déclencher un conflit mondial de grande ampleur.
Je ne serais pas surpris que l’ère du mondialisme, née, ayant vécu et prospéré grâce à la peur de l’arme atomique, ne se referme précisément de cette manière.
Quoi qu’il en soit, il est certain que la question du nucléaire n’est pas étrangère aux membres et aux sympathisants du mouvement#QAnon ; notre mystérieux informateur nous a donné le privilège de suivre les arcanes de la guerre secrète que Donald J. Trump mène contre l’arme nucléaire depuis son accession au pouvoir en 2016. Nous verrons dans les articles suivants que sa première élection fut capitale pour arracher le destin de l’humanité des griffes du projet apocalyptique que l’hyperclasse souhaitait finaliser durant la présidence d’Hillary Clinton. Nous mesurerons ainsi la gravité du désastre que nous avons évité de justesse.
Comme le scénario de l’Armageddon nucléaire restera, je l’espère, l’apanage des auteurs de science-fiction, je ne vois qu’une finalité à l’interprétation du slogan « ce sera biblique », prophétisé par Q : celui qui a vécu par le Livre périra par le Livre.
L’Armageddon n’annonce pas la fin des temps, mais bien la fin d’un temps : celle d’une ère, celle du mondialisme, durant laquelle une minuscule « élite » aura tenté de réduire l’humanité en esclavage.
Ludovic Nicolas
Curiosités révélatrices :
Le mot « Hébreu » ou ses formes dérivées n’apparaît qu’environ 37 fois dans l’Ancien Testament.
Dans une Bible complète (Ancien et Nouveau Testament), le mot « Canaan »apparaît environ 150 fois et le mot « Égypte »environ 750 fois...
Partagez l’expérience de votre Great Awakening : my-great-awakening.com
Mon site : ludovicnicolas.com
Tous mes liens : linktr.ee/ludovic_nicolas
Mon essai : Opération Q - Le Témoignage d’un Soldat Numérique
Faire une donation : ludovicnicolas.com/donation-universal









